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[Hussein Ibish:] Arabe, américain, exalté

par Daniel Pipes
New York Post
25 mars 2002

Version originale anglaise: [Hussein Ibish:] U.S. Arabs' Firebrand
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Il se pare modestement du titre de directeur de la communication d'un groupe de pression, le Comité anti-discrimination américano-arabe (American-Arab Anti-Discrimination Committee), mais Hussein Ibish est en fait une véritable étoile, qui apparaît régulièrement dans les meilleures causeries télévisées américaines, écrit dans des journaux de premier plan et a ses entrées dans les laboratoires d'idées et dans l'antichambre du pouvoir.

Ibish fait des apparitions de plus en plus fréquentes dans le Los Angeles Times et sur The O'Reilly Factor, Nightline, BBC, The Early Show avec Bryant Gumble, CNN, MSNBC, All Things Considered, The Evening News avec Dan Rather et The Nightly News avec Tom Brokaw.

On a pu le voir au Centre Woodrow Wilson et son groupe est souvent présent à la Maison Blanche. En fait, peu de gens prônant des opinions aussi extrémistes que les siennes ont bénéficié d'une telle reconnaissance.

Contrairement à la majorité des porte-parole musulmans actuels, cet homme de 38 ans ne prêche pas la cause de l'islam militant. Non, Ibish préfère soutenir une série de théories d'extrême gauche.

Celles-ci se fondent, sans surprise, sur un profond antagonisme envers le gouvernement des États-Unis. Immigrant libanais, Ibish pense que Washington nourrit des ambitions impérialistes au Moyen-Orient et fait largement appel au terrorisme pour les réaliser.

D'abord, Washington aurait installé sur place un ensemble de dirigeants fantoches qui «terrorisent la région». Ensuite, il s'est donné «les moyens d'assassiner et de saccager à volonté» et il lui arrive aussi d'en faire usage, comme lors de son attaque aérienne «terroriste» de 1986 contre la Libye.

Mais il y a pire. Ibish traite de «vermine» l'ex-secrétaire d'État Madeleine Albright. Il compare les commentaires de Colin Powell sur les civils irakiens tués pendant la guerre de 1991 à ceux de Timothy McVeigh sur les enfants qu'il assassina à Oklahoma City.

S'il a la dent dure avec les diplomates américains, Ibish fait preuve d'une estime touchante pour le deuxième pire meurtrier de masse du XXe siècle, Mao Tsê-Tung («On ne saurait surestimer l'œuvre de Mao.»)

Ibish fait l'apologie de plusieurs groupes que le gouvernement des États-Unis considère comme terroristes, à commencer par celui d'Oussama Ben Laden. «Je reste sceptique» fut sa réaction à l'inculpation de Ben Laden par un grand jury fédéral dans l'affaire des attentats à l'explosif contre deux ambassades américaines d'Afrique orientale. Pour Ibish, Ben Laden est un fanfaron qui donne «des interviews terrifiantes», un «type qui vit dans une caverne d'Afghanistan» et quelqu'un que les Arabes prennent pour «un dangereux fanatique».

La liste d'apologies se poursuit. Le président Bush déclare que le Hamas est «l'une des organisations terroristes les plus meurtrières du monde actuel» mais notre lobbyiste loue ses prouesses dans la «mise sur pied d'hôpitaux, d'écoles et d'orphelinats».

Les déclarations d'Ibish appellent également d'autres commentaires:

Antiaméricain, antisémite, incorrect et immoral – Hussein Ibish est un personnage bien incongru pour représenter en public la voix des Américains arabes.

Les médias, les laboratoires d'idées et les politiciens devraient examiner mieux le parcours d'Ibish, et fermer leurs portes à un individu aussi clairement détourné du courant dominant du débat américain.

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