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Articles connexes La seule solution [pour Israël] est militairepar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/1952/la-seule-solution-pour-israel-est-militaire Version originale anglaise: The Only Solution [for Israel] is Military - II En cette période de guerre ouverte entre Israël et les Palestiniens, les suggestions naïves visant à une résolution rapide du conflit fusent presque comme des balles de fusil. Passons en revue les principales propositions en présence:
Toutes ces idées s'appuient sur une supposition profondément erronée voulant qu'un siècle d'agression palestinienne puisse être stoppée par de sages concessions israéliennes ou par l'une ou l'autre habile initiative. Aucune de ces suggestions ne touche au réel problème: la conviction des Palestiniens qu'en continuant de harceler Israël ils parviendront un jour à le vaincre et à le détruire. Certes, Arafat partage cette fâcheuse ambition, mais il n'en est pas la source et son départ n'entraînerait pas son élimination. Un retrait israélien de la rive occidentale émettrait un signal de faiblesse et aurait pour effet d'accroître encore les exigences palestiniennes. Des clôtures et des zones neutres sont pratiquement inutiles (il y a quelques jours, quatre terroristes arrivant de Jordanie ont franchi une barrière douanière en creusant un tunnel par-dessous). Le projet de placer des soldats étrangers dans une zone à haut risque est condamné d'avance – ni les Américains ni les Européens n'accepteront de perdre des vies dans une guerre qui n'est pas la leur. Ces idées fausses dérivent en grande partie d'une erreur, subtile mais importante, commise par le gouvernement israélien dans son approche des Palestiniens. Celle-ci consista, comme le relevait récemment Efraim Karsh, de l'université de Londres, à définir son ennemi comme étant la seule Autorité palestinienne, et non le corps politique palestinien dans son ensemble. En cela, il imitait l'approche américaine de l'Irak en 1991 et de l'Afghanistan en 2001. Il est défendable d'affirmer que les populations irakiennes et afghanes n'étaient pas parties prenantes dans l'agression respective de Saddam Hussein et des talibans, et donc qu'elles n'étaient pas les ennemies des États-Unis, mais ce raisonnement ne saurait s'appliquer au conflit des Palestiniens avec Israël. Tous les indices et tous les sondages confirment que l'assaut palestinien contre Israël est un large mouvement populaire. Il y a même des raisons de penser que la «rue» palestinienne est plus antisioniste que les dirigeants. En d'autres termes, cette bataille constitue un affrontement conventionnel entre deux peuples. Dans de tels cas, explique Karsh, l'issue «dépend de manière déterminante des vicissitudes subies par le moral national; c'est ainsi moins la puissance militaire que la cohésion et la résistance nationales qui décident de la victoire ou de la défaite». La conclusion est claire: pour se protéger, Israël doit obtenir une victoire militaire complète sur les Palestiniens, de manière à ce que ceux-ci renoncent à leur objectif de destruction de l'État juif. L'arrêt de l'agression palestinienne ne sera pas obtenu grâce à une percée des négociations, mais en convaincant les Palestiniens (et les arabophones d'une manière plus générale) que leurs efforts visant à anéantir Israël sont et resteront vains, de sorte qu'ils abandonnent cette chimère. Une véritable guerre est en cours, mais pratiquement tous les observateurs préfèrent ignorer ce fait déplaisant pour suggérer de simples solutions de dépannage dénuées de sens. L'heure est venue de faire face à la réalité, et cela signifie trouver les moyens de mettre un terme à l'agression palestinienne. Pour le gouvernement des États-Unis, cela implique de geler ses tentatives contreproductives de négocier un cessez-le-feu pour se concentrer sur l'obtention d'une reconnaissance définitive de l'existence d'Israël par ses voisins. Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabes inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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