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Articles connexes La discrète campagne RP saoudiennepar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/2007/la-discrete-campagne-rp-saoudienne Version originale anglaise: The Saudis' Covert P.R. Campaign Une série de personnalités publiques – anciens ambassadeurs, professeurs d'université, experts de laboratoires d'idées – s'expriment régulièrement sur le royaume d'Arabie Saoudite tout en touchant des fonds saoudiens. Ils débattent savamment des affaires arabiques à la télévision, à la radio, lors de conférences publiques et de cours universitaires. Apparemment sans lien avec l'argent saoudien, ils parlent avec l'autorité de spécialistes américains indépendants et jouissent ainsi d'une meilleure crédibilité que, disons, l'un ou l'autre prince milliardaire issu de la famille royale. On savait déjà que les Saoudiens financent des faiseurs d'opinion, mais sans disposer d'informations vraiment explicites. Pour la première fois, je peux exposer comment sont menées ces discrètes campagnes de publicité saoudiennes en Amérique, grâce à une agence de relations publiques mandatée par les Saoudiens qui prit contact un peu imprudemment avec un professeur, haut responsable d'un institut de recherche de premier plan. Bien que le professeur n'ait pas accepté les orateurs proposés, il manifesta suffisamment d'intérêt pour documenter la transaction et m'en confia tous les détails. Une employée d'une agence de relations publiques très en vue à Washington offrit au professeur les services d'orateurs financés par les Saoudiens pour le programme de cours qu'il dirige. Elle agissait ainsi conformément à un plan d'action visant à fournir aux communautés du pays des sources d'informations constantes sur «l'importance et la valeur de relations solides entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite. L'un des éléments de nos campagnes consiste à mettre en place, au nom du royaume, une banque de conférenciers visant différents marchés cibles dans le pays.» Et de poursuivre, enthousiaste: «Je pense que nous avons là une splendide occasion de créer un événement très enrichissant [sur la base de vos séries de cours].» La lettre encourage à demander davantage d'informations, l'employée de l'agence ajoutant qu'elle «se tient à disposition pour un entretien personnel». Ensuite, la lettre énumère cinq conférenciers prêts à s'exprimer aux frais des Saoudiens. Ils forment un groupe intéressant.
Le professeur ne pouvant verser que de modestes honoraires, il s'enquit du financement de ces orateurs et fut aussitôt rassuré: l'université ne devrait payer ni honoraires ni frais pour aucun des conférenciers. Les Saoudiens, par l'intermédiaire de l'agence de RP, se chargeraient de régler ces détails désagréables. Les Saoudiens lancent ainsi en sous-main une campagne de propagande qui corrompt le débat américain sur les questions arabiques. Il est vital d'empêcher une telle subversion, particulièrement sur le délicat problème du rôle d'«ami de l'Amérique» que Riyad entend s'attribuer dans la guerre contre le terrorisme islamiste. Pour ce faire, les rédacteurs, les journalistes, les producteurs de radio et de télévision, les directeurs de laboratoires d'idées et les organisateurs de conférences doivent s'assurer que quiconque traite les questions saoudiennes ne profite pas des bonnes uvres de ce pays. Une simple question, du type «Touchez-vous de l'argent de l'Arabie Saoudite?», devrait faire l'affaire. Thèmes connexes: Arabie Saoudite inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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