|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
Articles connexes Jeux de maux palestinienspar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/2330/jeux-de-maux-palestiniens Version originale anglaise: Palestinian Word Games Nous pouvons lire que le «premier ministre» Abbas se présentera aux élections de dimanche pour succéder à Yasser Arafat au poste de «président» de la «Palestine». Pardonnez-moi mais l'expression premier ministre, selon l'Encyclopedia Britannica, signifie «chef de la branche exécutive du gouvernement, dans les États dotés d'un système parlementaire». Et malgré les dizaines de milliers de références faites à M. Abbas au titre de premier ministre, il ne répond d'aucune manière à cette définition. Oh, et il y a aussi le fait qu'il n'existe en fait aucun pays nommé Palestine. Les cartes géographiques arabes le font figurer à la place d'Israël. L'ONU reconnaît son existence, à l'instar de certains opérateurs de télécommunications – Bouigues Telecom et Bell Canada par exemple. Néanmoins, ce pays n'existe pas. On peut voir dans les utilisations abusives de ces termes autant de symptômes de l'irréalisme qui caractérise l'effort de guerre arabe palestinien depuis 1948. Mais elles constituent aussi un élément central de la promotion de la cause arabe palestinienne (une manière civilisée de parler de «la destruction d'Israël»). À une époque où la lutte pour conquérir l'opinion publique rivalise d'importance avec les affrontements militaires, le succès des Arabes palestiniens à imposer les expressions de leur choix leur a apporté un soutien décisif auprès de politiciens, de chroniqueurs, d'universitaires, de manifestants et d'activistes d'ONG. Globalement, la participation de ces nombreux auxiliaires permet de maintenir en vie l'effort arabe palestinien. Dans un conflit de longue haleine lié à une situation statique sur le terrain, l'opinion publique revêt une importance toute particulière. Car les mots reflètent les idées, et les idées motivent les gens. Les armes, en elles-mêmes, sont inertes; aujourd'hui, ce sont les idées qui suggèrent aux gens de prendre les armes ou de sacrifier leur vie. Le logiciel guide le matériel. Israël est gagnant sur le terrain de la nomenclature géographique de base. L'État est connu en anglais sous le nom d'Israël, et non d'entité sioniste. Sa capitale est nommée Jérusalem, et non Al-Qods. De même, le Mont du Temple et le Mur occidental sont des qualificatifs beaucoup plus répandus que Al-Haram ash-Sharif ou Al-Buraq. La barrière de séparation est plus souvent appelée une clôture de sécurité (empêchant l'intrusion des terroristes palestiniens) qu'un mur de séparation (rappelant celui de Berlin) [NdT: en français, la deuxième de ces expressions a pris le dessus sur la première]. À d'autres égards, cependant, les tournures de langage des Arabes palestiniens dominent dans l'expression anglo-saxonne, ce qui les aident dans la guerre de l'opinion publique.
Les Arabes ont peut-être pris du retard sur Israël en termes de revenu par habitant et d'armement moderne, mais ils mènent largement sur le champ de bataille sémantique. Qui aurait cru, il y a un siècle, que les Juifs feraient de meilleurs soldats et les Arabes de meilleurs publicistes? Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabes, Palestiniens inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
|
||||||||||
|
Tous les contenus de ce site ©1980-2012 Daniel Pipes. |
|||||||||||