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Qu'enseigne-t-on dans les écoles islamiques?

par Daniel Pipes
New York Sun
29 mars 2005

Version originale anglaise: What Are Islamic Schools Teaching?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

«Choquée» – c'est ainsi que Aisha Sherazi, présidente de l'école islamique Abraar d'Ottawa décrivit le sentiment de l'administration et du conseil de son école en apprenant, la semaine passée, que deux de ses enseignants avaient incité à la haine des Juifs.

Mumtaz Akhtar, le président du Muslim-Community Council d'Ottawa-Gatineau, s'est également déclaré «choqué» en découvrant l'affaire de l'école Abraar.

Mais ils ont peut-être été les deux seules personnes de la planète à être «choquées» de constater que des enseignants d'une école islamique soutiennent l'antisémitisme ou d'autres aspects du programme islamiste. Le fait est que les enquêtes réalisées dans les écoles islamiques révèlent régulièrement ce genre d'attitudes islamistes radicales. Quelques exemples:

Et puis, il y a le cas des quatre principales écoles islamiques de la région de Washington, D.C.:

Et les écoles ne sont pas l'exception parmi les institutions islamiques d'Amérique du nord. Une récente étude menée par Freedom House révéla la présence, dans les mosquées américaines, de textes haineux anti-Juifs et anti-Chrétiens. Les principales organisations musulmanes américaines, notamment le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR), répandent l'antisémitisme et donnent une tribune à un néo-nazi. La même situation règne au Canada, ou le responsable du Congrès islamique canadien (CIC), Mohamed Elmasry, approuva publiquement le meurtre de tous les Israéliens âgés de plus de 18 ans.

Aussi longtemps que les leaders musulmans se contenteront de se déclarer «choqués», avec la même honnêteté que le capitaine Louis Renault dans Casablanca, à chaque fois que transpirent de nouveaux signes du suprématisme islamiste, ce cancer poursuivra sa progression sans entrave. Les écoles islamiques, les mosquées et les autres organisations musulmanes telles que le CAIR et le CIC continueront de jouer au chat et à la souris aussi longtemps que cela fonctionnera.

Et cela ne cessera de fonctionner que lorsque des pressions extérieures se feront sentir de la part des politiciens, des journalistes, des chercheurs, des Musulmans modérés et d'autres, qui affirmeront clairement le caractère inacceptable du venin islamiste. Alors, la réaction de «choc», aujourd'hui purement hypocrite, pourra se faire sincère.

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