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Articles connexes Le retrait forcé des Israéliens de Gaza est-il sans précédent?par Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/2525/le-retrait-force-des-israeliens-de-gaza-est-il-sans Version originale anglaise: The Forcible Removal of Israelis from Gaza Mon article de la semaine passée, «La folie d'Ariel Sharon», évoquait la probabilité de voir plus de 8000 Israéliens expulsés bientôt de leur foyer par leur propre gouvernement, et par la force si nécessaire. Je notais l'absence de tout précédent historique à un tel geste et défiait les lecteurs de «citer une autre démocratie qui aurait ainsi chassé des milliers de ses propres citoyens de leurs logements légitimes». Naturellement, les lecteurs relevèrent le défi, tant sous forme de commentaires (comme ici, ici, ici et ici) que de courriels. Leurs réponses s'inscrivent essentiellement dans les trois catégories suivantes:
Aucune de ces catégories ne me semble comparable au cas qui nous occupe. Comme un commentateur le dit en parlant du pouvoir d'expropriation, il «s'applique à TOUS les citoyens sans distinction de couleur de peau, de nationalité, de race ou de croyance vivant et détenant une propriété dans la zone destinée à la réalisation d'un projet public. (…) Or rien de tel n'est prévu [à Gaza]. Ici, SEULS DES JUIFS seront expulsés.» Un autre lecteur conclut: «Aucune comparaison n'est possible entre le pouvoir d'expulsion, avec ce qu'il signifie en termes de développement et de bien commun, et ce que Sharon prévoit de faire.» En effet. Quant à l'internement des Japonais, cette action impliquait le déplacement temporaire de citoyens, pas un départ permanent ou la démolition de leurs maisons. Ici aussi, aucune comparaison n'est envisageable avec le projet de Sharon. Le nettoyage ethnique n'a rien à voir non plus avec la situation de Gaza, ce serait-ce que parce que le gouvernement et les citoyens expulsés sont de la même ethnie, et que les citoyens israéliens sont déplacés sur le territoire israélien, et non bannis. Deux autres suggestions méritent un examen. Le général Charles de Gaulle, élu sous le slogan de l'Algérie française, entama le retrait des troupes françaises de ce pays aussitôt après son élection, établissant ainsi les bases de l'indépendance algérienne. Cela constituerait un précédent valable si de Gaulle avait exigé que les citoyens français d'Algérie quittent le pays, mais il n'en fit rien. En fait, le gouvernement français ne s'attendait pas à l'exode de près d'un million de pieds noirs et de Juifs qui eut lieu en 1962:
De Gaulle laissa les citoyens français d'Algérie choisir de rester ou de partir – une politique, d'ailleurs, que j'avais recommandée aux dirigeants israéliens d'appliquer pour les Israéliens de Gaza. La meilleure analogie proposée est celle de la démolition d'Africville, à Nova Scotia. En 1965, les autorités rasèrent totalement la plus ancienne et la plus grande des implantations de Noirs du Canada, mais cette action fut effectuée au nom de l'assainissement de taudis, pas en vue de relogement. L'examen de ces réponses à mon défi me confirme donc dans la certitude que ce que les autorités israéliennes sont sur le point de faire à leurs citoyens de Gaza est bel et bien sans précédent historique. Thèmes connexes: Israël inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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