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Articles connexes Zacarias Moussaoui demanda si un pilote d'avion peut couper l'alimentation en oxygène de ses passagerspar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/2576/zacarias-moussaoui-demanda-si-un-pilote-davion-peut-couper Version originale anglaise: Zacarias Moussaoui Asked, Can an Airplane Pilot Shut off Oxygen to Passengers? Zacarias Moussaoui, 36 ans, citoyen français d'origine marocaine, plaida coupable, le 22 avril 2005, de six chefs d'accusation de complot d'actes terroristes. Il dit avoir eu l'intention de prendre part à un attentat contre la Maison Blanche censé se dérouler après celui du 11 septembre. «Je suis venu aux États-Unis pour participer à, d'accord, à un complot consistant à utiliser un avion comme arme de destruction massive, en fait pour attaquer la Maison Blanche, mais il s'agissait d'une autre action que celle du 11 septembre.» Il ne parvint pas à prendre le contrôle d'un avion parce que deux membres du personnel de l'école de pilotage où Moussaoui s'était inscrit, Tim Nelson et Hugh Sims, trouvèrent son attitude suspecte et alertèrent les forces de l'ordre. Lors de leur première interview publique, avec Greg Gordon du Star Tribune de Minneapolis, les deux hommes présentent un récit en même temps fascinant, sinistre et instructif. Moussaoui commença par écrire à Matthew Tierney, de l'école de pilotage Pan Am International Flight Academy, en mai 2001, usant d'un compte de messagerie électronique Hotmail au nom de «zulu mantangotango». En voici le texte, rédigé initialement dans un anglais laissant à désirer:
Par «grand oiseau», Moussaoui entendait un 747-400, le dernier gros porteur de Boeing, un jumbo jet pouvant accueillir plus de 500 passagers. Il souhaitait effectuer un vol simulé entre New York et Londres. Il reconnut ne posséder qu'une expérience limitée, essentiellement aux commandes d'un monomoteur Cessna. «Je sais que ça pourrait être mieux, écrivit-il, mais je suis sûr que vous pouvez faire quelque chose. Après tout, nous sommes en AMÉRIQUE, et tout est possible.» L'école de pilotage de Pan Am admit sa candidature et, au début août 2001, Moussaoui se présenta dans ses locaux d'Eagen, au Minnesota, non loin de Minneapolis. Nelson et Sims trouvèrent suspectes à peu près toutes les particularités de Moussaoui:
Prevost décrivit Moussaoui comme étant «décidément un drôle d'oiseau» et affirma qu'«il y a vraiment quelque chose qui cloche avec ce type». Gordon relate qu'Alan McHale, un responsable de l'instruction des pilotes de Pan Am, rassembla tous ces facteurs et contacta le siège de Pan Am pour faire part de ses soupçons, mais un agent commercial de la compagnie lui répondit: «Alan, c'est un client. Il paie. Fichez-lui la paix.» La voie officielle étant ainsi condamnée, Nelson et Sims décidèrent, séparément, de prendre l'initiative de manière personnelle et tous deux appelèrent le bureau du FBI de Minneapolis. Nelson parvint à atteindre Dave Rapp, un agent du contre-terrorisme. Il se souvient lui avoir fait la déclaration suivante: «Voici ma position. Je dénonce un client. Je prends des risques. Je peux devenir un héros ou une andouille. (…) Si je me trompe, cette histoire me coûtera probablement mon job.» Il ajouta qu'il préférait «appeler et avoir tort que de ne rien dire et d'avoir raison». Une heure ou deux plus tard, les agents du FBI arrivèrent dans les locaux de Pan Am et demandèrent à voir Moussaoui. Celui-ci fut arrêté le 17 août pour des infractions à la loi sur l'immigration. Aucun des autres exécutants d'Al-Qaida ne fut appréhendé et seul Moussaoui se retrouva derrière les barreaux alors que ses collègues aspirants pilotes pirataient quatre avions de ligne, le 11 septembre. Commentaires: (1) Que penser de cette petite touche constituée par la phrase de Moussaoui adressée à l'école de pilotage: «Après tout, nous sommes en AMÉRIQUE, et tout est possible»? Ou du fait qu'il nia être musulman? Le cynisme et la perfidie des islamistes sont sans limites. (2) A posteriori, le fait que Moussaoui ait enfreint les directives d'immigration se révèle extrêmement commode – comment les forces de l'ordre auraient-elles pu l'empêcher de mettre son plan à exécution s'il avait été en règle? (3) «Je prends des risques. Je peux devenir un héros ou une andouille», déclara Nelson. Il eut la chance perverse d'avoir raison – Moussaoui était bel et bien un apprenti terroriste –, car s'il avait eu tort, il aurait très bien pu perdre son emploi. Les règles doivent être modifiées, de manière à ce qu'une personne qui suspecte la préparation d'un acte terroriste n'ait pas à payer un tel prix si son intuition se révèle inexacte. Thèmes connexes: Terrorisme inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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