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Articles connexes Le «cheikh du paint-ball» [Ali al-Timimi,] condamnépar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/2580/le-cheikh-du-paint-ball-ali-al-timimi-condamne Version originale anglaise: Convicting [Ali al-Timimi,] the "Paintball Sheikh" Quelle est «la plus grande victoire juridique du gouvernement fédéral [américain] contre le terrorisme»? À en croire un article de Debra Erdley paru hier dans le Tribune-Review de Pittsburgh, ce serait la condamnation, le 26 avril 2005, d'Ali al-Timimi. Ali qui? Oui, en effet, à l'exception du Tribune-Review, qui a suivi l'affaire Timimi en raison de son lien avec Pittsburgh, la grande presse ignora résolument le cas, presque tous les titres se contentant d'enterrer la même dépêche d'Associated Press au plus profond de leurs colonnes. Et la télévision n'était semble-t-il pas au courant. Ce qui rend le jugement de Timimi si capital, relève Erdley, est le fait que, pour la première fois depuis les attentats du 11 septembre, le gouvernement des États-Unis a condamné un terroriste non pas pour ses actes, telle que la collecte de fonds ou l'emploi d'explosifs, mais pour ses paroles. Cela s'était produit pour la dernière fois en 1995, lorsque les fédéraux firent condamner Omar Abdel Rahman, le cheikh aveugle, pour avoir inspiré le «jour de terreur» (manqué) qui devait se dérouler à New York City en juin 1993. Le procureur principal de l'affaire, Andrew C. McCarthy, expliqua que la nature unique de l'accusation était due au
Parmi les inculpés figurait le fameux cheikh aveugle et diabétique, soit un homme qui n'avait de toute évidence pas pu prendre part aux opérations, mais il a été condamné, en raison de ses déclarations séditieuses, à passer le reste de ses jours dans une prison américaine. Et aujourd'hui, un autre cheikh, Ali al-Timimi, marche – vers la prison – dans les traces d'Abdel Rahman pour avoir tenté de convaincre de jeunes Musulmans américains liés à un groupe de joueurs de paint-ball du nord de la Virginie d'aller se battre en Afghanistan pour le régime taliban. Erdley explique:
Cette affaire, dont le dossier d'accusation a été préparé par Gordon Kromberg et son équipe, est si importante parce qu'elle traite de mots, placés dans leur contexte. Par exemple, l'inculpation de Timimi fait mention d'un message qu'il envoya le 1er février 2003, le jour où la navette spatiale Columbia s'écrasa, et où ce citoyen Américain de naissance faisait les déclarations suivantes:
Le gouvernement est prêt à tenir compte de telles attitudes en jugeant une affaire de terrorisme, ce qui témoigne de sa prise de conscience croissante du fait que la guerre ne se joue pas contre le terrorisme, mais contre les idées qui inspirent ce terrorisme, les idées émises par l'Islam radical. Cela dit, il est inquiétant de voir que les médias traditionnels semblent si unanimes à méconnaître la signification de tels développements. Ils tendent même plutôt à ignorer des affaires comme celles d'Ali al-Timimi – ou, s'ils les remarquent, ils se concentrent sur les fausses questions. Je pense qu'une fois de plus, c'est l'Internet qui devra combler cette lacune. Thèmes connexes: Guerre contre le terrorisme, Musulmans aux États-Unis, Terrorisme inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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