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Articles connexes Un témoignage de reconnaissance involontaire pour Campus Watchpar Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/3534/un-temoignage-de-reconnaissance-involontaire-pour-campus Version originale anglaise: An Inadvertent Endorsement of Campus Watch [at Georgia Tech] Quel est l'impact de Campus Watch, un projet que j'ai créé pour «examiner et critiquer les études moyen-orientales au Amérique du Nord en vue de les améliorer», après quatre ans d'activités? Il reçoit de nombreux compliments équivoques (mon préféré: Miriam Cooke, de Duke University, affirme qu'il menace «de saper les fondements mêmes de l'éducation américaine»), mais le témoignage le plus éloquent, bien qu'involontaire, de son efficacité est apparu la semaine passée. L'histoire commence le 11 novembre 2005, lorsque l'association «Students for Justice in Palestine» (Étudiants pour la justice en Palestine, SJP) de l'Institut technologie de Georgia University abrita une série de films intitulée «Life under Occupation» (la vie sous l'occupation) s'étendant sur une semaine. Bien que ces manifestations aient été gérées et financées par l'institut, leur message était totalement déséquilibré dans l'approche de la guerre israélo-palestinienne. Orit T. Sklar, une étudiante de première année en ingénierie environnementale et génie civil, fit part de sa désapprobation à cet égard le 5 décembre sur FrontPageMag.com dans un article intitulé «Georgia Tech's Propaganda War» (Guerre de propagande à l'institut de Georgia).
Entre autres choses, Sklar, qui est présidente du Hillel de son école, fondatrice de l'association «Jackets for Israel» et co-plaignante dans une action en justice contre Georgia Tech exigeant la liberté d'être en désaccord avec l'orthodoxie officielle de l'école, critiqua Laura Bier, professeur assistante fraîchement nommée. Le CV de Bier indique que ses intérêts «englobent l'histoire et la culture du Moyen-Orient, les partages sociaux entre hommes et femmes et la loi islamique ainsi que le rôle de la femme en Égypte». Sklar précise que Bier, lors de son exposé donné pendant la série de films,
L'affaire aurait dû se terminer là, mais ce ne fut pas le cas. Le 14 avril 2006, la livraison du périodique Chronicle of Higher Education comportait un article rédigé par une certaine «Leah Bowman», un pseudonyme évident, et intitulé «The New Blacklists» (les nouvelles listes noires). L'auteure, qui se présentait comme une professeur assistant, y fournit de nombreux détails permettant de l'identifier comme étant Laura Bier:
Relevons qu'Orit Sklar, une étudiante, signa son article de son vrai nom, alors que Laura Bier, professeur, eut recours à un pseudonyme. Les précautions de Bier révèlent bien l'ambiance paranoïaque régnant dans les facultés d'études moyen-orientales. Bier explique pourquoi:
C'est là une référence aux «dossiers» des débuts de Campus Watch.
C'est une référence à un texte de Martin Kramer accompagnant la parution de Campus Watch: «Collègues universitaires, vous allez devoir vous y habituer. Oui, vous êtes surveillés.» (Mais il n'évoqua d'aucune manière le fait de descendre qui que ce soit). Bier se félicite de sa chance de bénéficier du soutien de ses collègues de faculté, mais elle ajoute qu'ils «ont également indiqué qu'en ma qualité de membre non titulaire de la faculté, je restais vulnérable. Ne faites rien de stupide pendant vos cours, dirent-ils, et vous devriez vous en sortir.» Elle creuse davantage ce conseil:
Bier en fait une description négative, mais sa petite crise lui profite, en fait – à elle comme à ses étudiants. La vie intellectuelle s'en trouve améliorée lorsque des enseignants profondément engagés (en tant qu'étudiante, Bier signa une pétition demandant l'arrêt des investissements en Israël) remettent en question leurs bases de réflexion. Après tout, l'objectif de l'université est de stimuler les idées. Campus Watch obligea Bier à peser ses mots et à réfléchir à ce qu'elle devait faire pour empêcher ses collègues de l'abandonner. Elle doit maintenant prendre en compte un autre point de vue. Elle va ainsi peut-être même comprendre que la salle de cours n'est pas une tribune de place publique. Mais Bier ne pense pas en ces termes et s'apitoie sur son dilemme:
Bier souligne un fait que nous avons également remarqué à Campus Watch, à savoir que les enseignants non titulaires sont plus attentifs à nos critiques. De parler «sans cesse» de nous semble exagéré, mais le récit chargé d'émotions de Bier nous indique que nous devons consacrer davantage de temps aux plus jeunes membres de la guilde. «Nous partageons aussi nos sentiments de colère et de frustration, poursuit-elle, devant le fait que les visées politiques de quelques personnes bien placées et bien organisées peuvent nous dicter la manière d'exercer un métier que nous avons consacré des années à apprendre.» Je dois être l'une de ces «personnes bien placées et bien organisées». Mais, soyez sans crainte, notre héroïne se dresse, triomphante, face à ces forces viles et puissantes:
C'est bien le témoignage le plus révélateur exprimé jusqu'à présent par un expert du Moyen-Orient sur la «colère et la frustration» engendrées par Campus Watch. Merci, Laura Bier, pour ces encouragements et ces informations. Thèmes connexes: Études moyen-orientales, Monde universitaire inscription à la liste de diffusion hebdomadaire gratuite de daniel pipes Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale. |
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